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Ténado (Sanguié) : Victime de maltraitance, un orphelin est amputé de ses deux mains

 

Le jeune Dieudonné  Bayala Obou a été amputé de ses deux mains dans la matinée du mercredi 6 mars 2013 au CHR de Koudougou. Cet orphelin de père et de mère a perdu ces mains par la faute de son oncle maternel Alphonse Bayala. Ce dernier l’a ligoté, du vendredi 22 février 2013 jusqu’au lendemain, afin de l’empêcher de fuir et de s’extirper des lourdes tâches domestiques auxquelles il dit être soumis à la maison. Quelle horreur !

 

 

Dieudonné Obou Bayala, âgé de 15 ans, a perdu à jamais ses deux mains. Il lui faut réapprendre à vivre. Fatigué du calvaire qu’il subissait dans sa famille adoptive, il quitte son village Balélédo pour Ténado, localité située à 25 km de Koudougou. Son oncle, Alphonse Bayala, est appelé par la grand-mère de l’enfant pour lui infliger une correction. Selon le service de l’Action sociale de Koudougou, l’oncle, venu de Koudougou où il travaille, ligote l’orphelin pendant plus de 24 heures.

Dans la journée du samedi 23 février, le séquestré n’aura pour seul repas que quelques cuillerées d’eau que son oncle lui a données, a précisé une autre source. Constatant la dégradation de l’état de santé de l’enfant, il décide de le détacher dans la soirée. Mais déjà, le jeune orphelin ne sentait plus ses doigts et ses mains. Cela était certainement dû au caoutchouc qui a empêché le sang de circuler. Ses nerfs touchés ne fonctionnent plus. Pour être soigné, Dieudonné est conduit au CSPS de Ténado puis référé au CHR de Koudougou.

«C’est le dimanche 24 février 2013 que l’enfant est admis à l’hôpital de l’Amitié. Mais c’est le mardi 5 mars que le service social du CHR est informé de la situation», nous a confié Abdoul Razack Bancé, éducateur social. Il ajoute que l’oncle de Dieudonné Bayala Obou est venu au service social pour une aide d’achat de kit devant servir à amputer les mains du pauvre enfant. Ce sont Jean P. Nana, étudiant, et Jean Kaboré, commerçant, qui ont soufflé à l’Action sociale que l’enfant a été victime de maltraitance. La direction provinciale de ce service saisit le procureur du Faso qui fait appeler les accompagnants du patient dont l’oncle en question par la police. Selon nos informations, ces derniers ont été entendus et doivent l’être encore aujourd’hui.

«Cette situation pouvait être évitée si l’on avait dénoncé tôt les sévices infligés au jeune», déplore le directeur régional de l’Action sociale du Centre-Ouest, Lassané Ouédraogo. Il a invité les populations à dénoncer toute forme de maltraitance à l’Action sociale ou auprès des services de sécurité. Pour l’infortuné, Dieudonné Obou Bayala, qui n’a jamais mis les pieds dans une salle de classe, du fait sûrement de sa situation d’orphelin, c’est déjà trop tard.

 



11/03/2013
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