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Lycée professionnel Maurice Yaméogo, ‘’c’est bon mais ce n’est pas arrivé’’

Le jeudi 03 novembre 2011, un lycée professionnel a été inauguré à Koudougou. D’un cout de 3,5 milliards de nos francs dont 1,2 pour les équipements, ce lycée professionnel propose diverse options. Génie mécanique, génie électronique, génie civil, hôtellerie et restauration sont offerts aux apprenants au sein de l’établissement. Pour cette première année le lycée accueille 156 pensionnaires pour une capacité de 450. Le premier ministre Luc Adolphe Thio, des ministres et l’ambassadeur de la Chine Taiwan ont participé à la cérémonie. Une belle opportunité pour de nombreux jeunes de se former. Dans les prochaines années tous les chefs lieux de région seront dotés d’établissement technique grâce au soutien de la Chine Taiwan. Une initiative à saluer. Les autorités du pays ont jugé utile que celui de Koudougou porte le nom du père de l’indépendance. Cet acte est salué par de nombreux koudougoulais qui estiment qu’il était temps qu’un édifice soit baptisé au nom de Maurice Yaméogo. Par contre, il y a ceux qui jugent qu’il mérite mieux. Si cette crise sociale n’avait pas eu lieu, est ce que le nom du président figurerait sur l’entrée du lycée professionnel? Question. Ici, on se souvient que lors d’une festivité d’un 11 décembre les autorités du pays s’étaient opposées au baptême de la place Maurice Yaméogo située en face de la brigade territoriale de Koudougou. Le maire d’alors Marcelin Yaméogo avait tenu mordicus pour en avoir l’autorisation. Pas longtemps encore Seydou Zagré maire de Koudougou et une partie du conseil municipal avait pris une délibération pour  que la circulaire de la ville appelée la 56 porter le nom du défunt richissime Oumarou Kanazoé. D’autres conseillers municipaux exigeaient par contre le nom du président Maurice Yaméogo sur cette route qui est la ceinture de la capitale du centre-ouest. Ces derniers avaient même fait un écrit dans la presse demandant qu’il en soit de même pour l’aéroport international. « Chez nous au pays, on a l’art de tronquer l’histoire, cette reconnaissance au premier président à travers un lycée est bonne mais ce n’est pas arrivé, cependant c’est déjà un premier pas » me confiait quelqu’un. « Si le gouvernement mis en place à cause ou grâce à la crise que j’appelle gouvernement Justin Zongo (nom de l’élève dont le décès suspect a déclenché la crise à Koudougou) veut changer la donne les burkinabé l’encouragent dans ce sens. Au Burkina Faso on nous force à oublier ceux qui ont fait notre histoire et pourtant un peuple sans histoire est un peuple sans âme. » a-t-il ajouté. Signalons que dans la capitale une rue porte le nom du père de l’indépendance. Aucune nation ne pourra se développer si elle ignore son histoire. Histoire devant être la lumière qui éclaire le chemin de son succès.

 

Sabouna Ouédraogo   tel 0022670245722



07/11/2011
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