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CRISE A L’UNIVERSITE DE KOUDOUGOU L’UGEB maintient ses exigences

Dans la déclaration ci-dessous, l’UGEB (Union générale des étudiants burkinabè) estime que les sanctions contre ses militants de l’UK sont « un montage grossier ». Par conséquent, elle exige la levée pure et simple des sanctions.

« Camarades étudiantes et étudiants, Les 2 et 3 octobre 2012, le Conseil de discipline de l’UK infligeait des sanctions graves et iniques à lseize (16) de nos militants. Toute honte bue, le tristement célèbre Pr Bila Gérard Segda, et ses acolytes trouveront un mensonge en l’occurrence « l’agression » du Dr Mahamadou Oubda, chef du département Histoire et Archéologie à l’UK pour justifier et faire accepter leur acte ignoble. Mais, les interviews suffisamment éloquentes accordées par ce dernier en rapport avec sa prétendue agression convainquent davantage qu’il s’agit bel et bien de calomnies montées de toute pièce par le sieur Segda. En effet, dans l’Eveil-Education n° 210 du 20 septembre au 4 octobre 2012 à la page 8, après avoir épilogué pendant longtemps, l’enseignant avouera « … je rappelle qu’aucun étudiant ne m’a tapé, je n’ai pas reçu même un seul coup ni une seule insulte ou injure, je n’ai pas entendu ». Le 6 octobre 2012, lors d’un entretien accordé à la radio Notre- Dame de la Réconciliation dans la ville de Koudougou, il répétera les mêmes propos qui seront fidèlement retranscrits sous forme d’encadré par L’Observateur Paalga n°8232 du 12 octobre 2012 à la page 9. Le 15 octobre, lors du passage de la délégation gouvernementale à Koudougou, le sieur Oubda poursuivra avec les mêmes propos devant l’assemblée et la presse dont L’Observateur Paalga n°8235 du 17 octobre 2012 s’est fait l’écho en ces termes : « … il a précisé (parlant du Dr Oubda) qu’il n’a pas été bastonné, insulté ou injurié, comme certains l’ont soutenu à un certain moment ». Ces multiples aveux de taille confirment si besoin en était encore qu’il s’agit bien d’un montage grossier organisé à dessein par les autorités universitaires dans le seul but de réprimer des étudiants dont le seul crime est d’appartenir à l’UGEB et de dissuader les étudiants de militer dans notre organisation. Ainsi, deux des étudiants sanctionnés n’étaient même pas sur les lieux au moment des faits.

Camarades étudiantes et étudiants,

Ne nous laissons pas divertir par les jérémiades d’enseignants indignes ! En effet, quel objectif poursuivait le sieur Oubda lorsqu’il accusait à tort l’ex-président de notre section locale d’avoir pris part à une évaluation alors que ses camarades étaient en grève ? Assurément, c’est semer la zizanie et la discorde entre les étudiants librement organisés pour poser leurs préoccupations à l’administration universitaire. Etait-il dans son rôle d’enseignant ? Assurément non. Que vient chercher un enseignant dans un problème qui ne concerne que les étudiants et leur syndicat ? N’a-t-il pas fait courir un danger à l’ex-président de notre section ? Si. Il a fallu donc de peu que les étudiants s’en prennent au camarade considéré désormais à leurs yeux comme un traître. C’est donc après explication avec ce dernier et profitant de la présence du Dr Oubda sur les lieux, que les étudiants ont demandé à l’enseignant la confirmation ou l’infirmation de ses propos. Des faits foisonnent pour montrer que l’UGEB et ses sections ne se sont jamais constituées en obstacle à la lutte des enseignants et du personnel d’Appui technique, ouvrier et de soutien (ATOS) pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Pourquoi faut-il qu’à chaque fois ce soit certains d’entre eux qui s’arrogent ce droit de porter entrave à nos luttes dans les universités ? Le Dr Oubda ne s’est pas arrêté ‟en si bon chemin”. N’a-t-il pas monté un groupe de sept étudiants armés de couteaux pour agresser nos camarades les 3 et 4 septembre 2012, et ce au vu et au su de l’administration dont le Pr Segda lui-même qui ne s’est pas embarrassé de dire pendant le Conseil de discipline que « même au village, on se promène avec des couteaux » ?

Camarades étudiantes et étudiants, Au regard de ce qui précède et puisque le principal concerné lui-même a affirmé haut et fort n’avoir pas été agressé, le Comité exécutif de l’UGEB exige des autorités universitaires, l’annulation pure et simple des sanctions infligées aux 16 camarades de Koudougou et un traitement sérieux et diligent des autres points de revendication. Il prend l’opinion publique et estudiantine à témoin de tout ce qui pourrait advenir par la suite, si l’autorité s’obstine à rester dans son silence méprisant.

Non aux sanctions iniques contre nos camarades !

Non aux dérives autoritaires et répressives sur nos campus !

Pain et Liberté pour le Peuple ! Ouagadougou, le 29 octobre 2012

Le Comité exécutif



05/11/2012
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